mardi 30 juin
New York (9): Pommes provençales à Big Apple
J'aime les teintes grisées du Metropolitan Museum of Art qui mettent si bien en valeur les oeuvres. J'aime aussi que les peintures soient bien espacées sur chaque mur: on peut apprécier à sa juste valeur chaque toile et on n'éprouve pas la même sensation d'étouffement qu'au Louvre et l'horrible impression de passer à côté de chefs d'oeuvre...
Le mur des pommes du MET à New York.
"Still life with apples and a pot of primroses" détail - Paul Cézanne
"Still life with a ginger jar and eggplants" détail - Paul Cézanne
"Still life with jar, cup and apples" détail - Paul Cézanne
"With an apple, I want to astonish Paris!" avait déclaré Cézanne...
C'est réussi. Je pense même que New York est ébahi...
Quant à moi, je ne me lasse pas de ces teintes où je retrouve toute ma Provence en été.
J'aime leur façon bien à eux de nous apprendre des choses: dépliants thématiques, jeux pour les enfants. On "comprend" les chefs d'oeuvres avec nos émotions mais aussi avec notre intellect, facilement, sans se prendre la tête.
Ici, vous pouvez découvrir de façon ludique Cézanne's Astonishing Apples!
lundi 29 juin
Soldes: les trouvailles
Bloquée dans le Luberon, loin des affres de la société de consommation, je fais les soldes à ma façon.
Pour quelques euros dans une jardinerie tout près d'ici, 50 pieds de poireaux. J'en ai repiqué un peu partout dans le jardin sous l'oeil inquiet de mademoiselle Chocolat... qui n'aime pas ça. Mais je l'ai rassurée: ce sont surtout leurs fleurs qui feront mon bonheur (et le sien).
Poires de la Saint Jean, d'un vert délicieux, à manger maintenant. Elles me font penser à une jolie trouvaille lors d'un voyage récent:
Paul Cézanne "Still life with apples and pears" Metropolitan museum of Art - New York
J'ai relu mes notes: il s'agit de poires Beurré Diel (???)
Comme j'aime ce mot anglais "still life" bien plus parlant que "nature morte"...
dimanche 28 juin
- Pause -
Ce matin, les restes du gâteau d'anniversaire de Mister Pistache... Il était formé d'une pyramide de melon et de pastèque avec de la pêche, des fraises, des groseilles et des framboises. Tout simple et très bon, il nous a donné l'impression d'avoir mordu dans l'été à pleines dents! Un gâteau composé en discutant avec une cousine dans la cuisine alors qu'elle nourrissait sa petite.
De bons moments passés et d'autres encore à venir: c'est mon Happy Sunday Evening pour Poppy!
(Les lendemains de fête ou de week-end très chargé, je me sens toujours comme après une naissance: lasse mais bienheureuse. La fatigue m'oblige à ralentir et à me laisser faire par la vie ; j'observe sans trop réagir, tout ce qui m'entoure, ne parlant qu'à bon escient pour dire des choses qui doivent être dites. J'aimerais que cet état de grâce dure plus longtemps mais demain, je sais bien que je serai redevenue... impulsive et irréfléchie.)
vendredi 26 juin
Accélération............
Les choses s'accélèrent!
Lundi, ma voiture a fini par péter une diurite me laissant au bord du chemin... Je me suis donc retrouvée à marcher, tenant Mademoiselle Caramel par la main et de l'autre, un plat de haricots puisque je m'en allais déjeuner chez une amie. J'ai trouvé des bons Samaritains chez qui patienter jusqu'à l'arrivée de la dépanneuse une heure et demie plus tard / A J-6 du départ en vacances, la voiture a été aiguillée par l'assurance sur un garage à une heure d'ici, un garage qui ne peut pas la réparer puisque le mécano est en vacances... / Je suis donc bloquée à la maison (mais pour partir, on trouvera une solution) / Enfin, la fin des cours aujourd'hui pour les Grandes. Mademoiselle Chocolat a séché (avec autorisation) les cours pour aller se baigner à la rivière avec des amis (elle grandit...). Mademoiselle Vanille a rapporté les prix des deux concours qu'elle a gagné: Manga, places de cinéma et 4 livres de Roald Dahl qu'elle s'était choisi (elle a bon goût ma fille et elle grandit aussi...)/ Ce soir plan Copains et demain les Cousins débarquent car / Aujourd'hui, Mister Pistache a 40 ans!
Et nous avons tout un week-end pour fêter l'évênement et lui montrer à quel point il est important.
Le comité d'accueil a bien travaillé / Courrier spécial dans la boite aux lettres / Petits gâteaux prêts à partir...
jeudi 25 juin
Summer time
L'été prend ses quartiers.
Au réveil, il faut aider la maison à respirer: ouvrir les fenêtres et mettre les volets en cabane, tirer les rideaux pour empêcher les insectes d'entrer, créer des courants d'air. Ne pas trop s'agiter entre midi et trois, si on peut.
Chut, c'est l'heure de la sieste...
Du jaune dans la maison grâce aux premières trouvailles de l'été: tournesol, fleurs séchées et un très joli livre: Miel de Printemps de Marie Wabbes. Je laisse toujours les fleurs sécher sur pied: j'aime quand les tiges prennent une teinte orangée. Les enfants se chargent ensuite d'éparpiller les graines aux 4 coins du jardin, aux 4 vents... J'ai identifié un pied de carotte, voilà un mystère élucidé.
Du jaune au jardin: fleurs des premières courgettes et pourpier illuminent le potager. Il faut reprendre l'habitude d'y travailler tôt le matin. Dès qu'il fait chaud, un peu de terre retournée et ce sont toutes les bestioles ailées des environs qui rappliquent... Plus question non plus de se risquer à enjamber les lavandes.
Et aussi, depuis peu, du jaune paille dans les cheveux de ma petite...
mercredi 24 juin
Soupir de soulagement
Aujourd'hui, c'est la fête de Rhum-Coco (qui dans la vraie vie aussi à un prénom composé...). Dans une fratrie, il y en a toujours un qui demande plus d'attention que les autres et cette année scolaire ce fut lui. (et je ne compte plus les billets que je lui ai consacré ici).
Un enfant sociable, attachant, volontaire et profondément gentil. Un enfant remuant, exaspérant et ayant du mal à gérer ses émotions. "Pas très mûr pour son âge" me dit-on souvent. Et tout à fait hérmétique aux "joies de l'école" depuis qu'il lui faut travailler...
Peut-être a-t-il trop traîné dans les champs d'oliviers, libre de tout horaire et de toute contrainte, ne rentrant à la maison que pour attraper à manger; peut-être m'a-t-il trop entendu dire à ses soeurs que "les notes, ça n'était pas important" sans prêter attention à la seconde partie de la phrase qui disait "seul compte le travail fourni". Sans doute aussi ressemble-t-il à son père pour qui rester assis en séminaire ressemble à une punition. Je me suis aussi souvent demandé si je faisais bien de toujours privilégier le rêve et la création...
Et puis Sissi m'a envoyé un lien qui m'a conforté dans l'idée que les enfants ont besoin de moments bien à eux, loin des contraintes horaires et de la suractivité, juste vivre leur enfance comme bon leur semblait.... Alors? C'est encore une question d'équilibre... Les maîtresses de CP et de CE1 m'avaient expliqué que ça n'était ni un problème de capacité, ni d'attitude. Il était plutôt question de se mettre au travail, d'apprendre à se concentrer et à restituer l'information.
Apprendre l'école. Apprendre à être heureux à l'école. Apprendre aussi le sens de l'effort et la joie de savoir. Pas pour en faire une bête de concours... pour qu'il s'épanouisse tout simplement.
A la fin de l'année, le bilan est positif: Rhum-Coco apprend et retient... enfin (soupir de soulagement)!
Rien n'est gagné bien-sûr mais... Jusqu'à présent, c'est gagné parce que nous le sentons "mieux" "mieux dans ses baskets". A nous de lui dire comme nous sommes fiers de ses résultats efforts scolaires et à nous de continuer de valoriser toutes ses (très nombreuses) aptitudes extra-scolaires.
En cuisine, se concentrer est plus facile!
Pour la fournée d'hier et la fournée d'aujourd'hui, de la volonté!
Apprendre aussi que broder en buvant du Banania peut s'avérer délicat...
Un travail d'équipe entre l'école, l'enfant et la maison qui méritait bien quelques tartelettes aux amandes et aux miel.
Merci Bla-Bla pour le modèle de petite boite en papier plié. Ici, en papier cuisson, pour la maîtresse, c'est emballé.
mardi 23 juin
Trouvailles du week-end
Un château au milieu de nulle part...
trouvé alors que je déposais les filles qui campaient avec leur troupe scoute dans les bois juste derrière.
Il y a quelque chose de magique dans ce château aux tourelles coiffées de tuiles vertes, statues moussues et colonnades, posé entre vignes et canal, tout au bout d'un très long chemin de terre sableuse. Il nous faut y retourner pour le dessiner en toute tranquillité.
Un baby-foot de table tout en bois et métal...
trouvé au vide-grenier nocturne de Vaugines où nous n'avions pas envie de traîner.
Le vent soulevait le sable par rafales et, la main de Mademoiselle Caramel bien serrée dans la mienne, pour ne pas qu'elle s'envole, je me suis dit que nous faisions juste le tour vite fait. Il nous reste à trouver une balle pour des parties endiablées.
Un baby foot qui se plie pour le transport, ce qui n'enlève rien à son charme...
lundi 22 juin
Début d'été
Cette photo de début d'été pour Virginie!
Passer du Printemps à l'Eté n'a jamais été difficile. Les floraisons se succèdent et c'est sans trop de regret que l'on voit le lin, les centaurées et les nigelles de Damas sécher sur pied puisque voilà les marguerites, les cosmos et les lauriers roses...
Et puis en Juin, comme en Décembre, de fête en fête, on n'en finit plus de célébrer cette année qui se termine. Comme en Décembre, il faut cuisiner pour remercier. Mais en Juin, point de gueule de bois à encaisser ni de bonnes résolutions à prendre, pas même d'Hiver qui nous attend sournoisement au tournant... Juste de très longues et douces soirées, le chant des cigales retrouvé (depuis 5 jours chez nous) et envie de profiter de la saison qui commence, tout doucement, sans se presser. Ralentir le rythme scolaire avant de le quitter tout à fait. Chaque soir, les enfants veillent un peu plus tard. Ils jouent au badminton ou au Turn ball pieds nus dans l'herbe. On leur permet même de regarder de vieux classiques* à la télé. Le début de l'été a toujours un goût merveilleux de liberté retrouvée.
*Hier La planètes des singes... Des frissons, de l'effroi... Ce soir, King Kong... ???
dimanche 21 juin
Happy Dad ?
Ta daa !!! (regardez la petite main à gauche)
Pour la Fête des pères, le portrait de mister Pistache version épouvantail... (une idée MCI)
Parce que comme je l'ai lu récemment, les Papas sont ceux qui rangent les pt'its vélos qui trainent sur la terrasse en rentrant le soir du boulot... et ce sont aussi ceux qui font les gros yeux mieux que personne... Aura-t-on moins de branches d'oliviers arrachées? Moins de grappes de raisin égrainées? Quelques pétales sur nos fleurs??? A partir d'aujourd'hui, l'épouvantable épouvantail veille...
Et ce pot de cornichon recyclé (brillantisssime idée de Mademoiselle Vanille...), c'est mon Happy Sunday Evening pour Poppy!
samedi 20 juin
Juste avant que ne finisse le Printemps
Juste avant que n'arrive l'été, je vous montre enfin la broderie de Printemps.
Mélanger les points délicats et les points plus "grossiers"... Passer d'un style à un autre. Broder après avoir arraché quelques tiges de chiendent, mes doigts s'agitant sous mon nez plein de la bonne odeur de l'herbe... Les fleurs sous le U sont devenus un mouton du Luberon (Ugolin?) mais je ne suis plus à une bizarrerie près. Il manque la fin de la phrase mais ce sera pour le Printemps prochain: au placard la broderie... Le Printemps est fini.
(D'inspirations diverses: MCI, Bénédicte Réveilhac, Sukie, mes enfants...)
"Le bonheur ressemble à un jardin plutôt qu'à une maison, un jardin à l'anglaise.
Il peut donner la même illusion trompeuse de facilité et d'harmonie qui paraissent naturelles et spontanées mais en réalité, il y a toujours du travail derrière cette apparence. Le bonheur c'est pareil: de l'extérieur, tout peut sembler facile et spontané, mais quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu'il est le fruit de toute une série d'efforts actuels ou passés. Comme le jardinage, le bonheur est un travail de tous les jours, il peut être agréable mais pas toujours, il est dans garantie de succès immédiat, et il peut connaître de mauvaises annnées.
Mais au final, cela vaut toujours mieux que de laisser le jardin à l'abandon, avec toutes les mauvaises herbes du stress et du cafard qui ne tardent pas à prendre toute la place. Il y a aussi le bonheur sauvage, c'est celui qui vous tombe dessus, fruit du hasard ou de la chance."
(Je ne sais pas de qui est ce texte mais il m'a accompagné tout ce Printemps, toute cette broderie. J'y ai aussi pensé en ébourgeonnant la vigne de la treille perchée sur un escabeau, en taillant les sauges et les rosiers remontants et j'y pense encore chaque jour.)


























